La bibliothérapie est une approche qui consiste à prendre soin de soi, avec les livres comme point de départ. Elle repose sur l’impact positif que la lecture peut avoir sur notre bien-être mental, émotionnel et même physique. On utilise la lecture à des fins de réflexion, de guérison ou de développement personnel.
C’est une pratique qui n'est pas nouvelle : elle a été initiée pendant la Première Guerre Mondiale, par une bibliothécaire américaine, Sadie Peterson Delaney. Elle intervenait auprès de soldats traumatisés par la guerre dans un hôpital de l’Alabama, dès 1916. Les séances de lecture servaient de support à la discussion et à l'exploration des émotions des militaires.

Dans le monde anglo-saxon, la bibliothérapie prend souvent la forme d'une « prescription littéraire » : « Vous avez tel problème, lisez cela. »
Il existe des manuels, comme Remèdes littéraires : se soigner par les livres de Ella Berthoud et Susan Elderkin. Les auteurs le présentent comme un « manuel médical » où les médicaments sont à trouver... en librairie ou en bibliothèque. Ce sont les premiers mots de l’introduction.
À Marseille, il existe même une librairie dont la devanture reprend les codes de la pharmacie, La Pharmakeia, se présente comme « À moitié une librairie, à moitié une pharmacie littéraire ». La libraire propose des livres selon 7 codes couleur, chacun associé à une problématique émotionnelle.
Cette librairie, entre le monde du livre et le monde du bien-être, a été inspirée par La Piccola Farmacia Letteraria, à Florence (Italie).
C'est une démarche intéressante, mais je trouve qu’il n’y a pas de recette universelle. Un même livre n'aura pas le même effet sur deux personnes. Un livre peut apaiser l’un et angoisser l’autre. Il est essentiel de ne jamais enfermer un lecteur dans une case.
C'est pour cela que je préfère le courant de la bibliothérapie créative, celui auquel j’ai été formée par Régine Detambel, en 2024. Elle se présente comme « ni prof, ni psy », et elle préfère parler de « bibliocréativité » pour éviter le mot thérapie qui peut induire en erreur ou faire peur. La bibliothérapie n’est pas un club de lecture, c’est un temps pour soi, avec les livres, pour renouer avec sa créativité. Elle précise que le soin n’est pas forcément guérir mais accompagner.
La bibliothérapie créative associe les bienfaits de la lecture à ceux de l’écriture et des arts plastiques. Dans mes ateliers, par exemple, il y a un temps avec le livre, un temps pour l'échange et les émotions, et ensuite une proposition créative : on peut faire des collages, des pliages, du caviardage... L'idée est de manipuler le papier, les images, les matières. J’aime aussi travailler avec des images et des objets qui sont des prétextes pour prendre la parole ; il y a aussi les matières, convier les sens : le toucher, les odeurs, le gout, ... C’est un détour qui permet de s’exprimer autrement, de lâcher-prise, de laisser l’inconscient prendre place. J’en parlais dans un atelier collage. Et en dehors des ateliers, il est intéressant de tenir un carnet créatif.
En faisant écho à notre histoire, les livres nous permettent de mieux nous comprendre, de mieux appréhender nos émotions et de stimuler notre réflexion. À travers la lecture d’extraits choisis et la tenue d’un carnet créatif, la bibliothérapie créative offre un véritable espace d’expression et même de développement personnel.
L'objectif final est de se donner un temps pour soi, de s'offrir un moment créatif, et surtout, d’étoffer le récit de soi. Il s'agit de se re-narcissiser, de reprendre confiance, de remettre de l'ordre en soi pour se tirer vers le haut. Les livres nous accompagnent, nous libèrent et nous réveillent.

Quand on pense « lecture », arrive souvent son pendant : l’écriture. L’écriture est elle aussi pleine de bienfaits. Je l’expérimente à titre personnel depuis bien des années.
Cela a commencé par un journal intime. Un journal, c’est un lieu sécurisant où l’on peut se réfugier loin du monde extérieur. Il répond à un besoin de calme, de solitude pour penser. Parce que oui, écrire permet de penser. Selon Pascal Quignard : « la meilleure façon de penser est d’écrire. ». L’écriture peut aussi être une forme de méditation. Il existe quand même un danger avec le journal : la rumination.
Il y a le journal « simple » avec « juste » des mots, mais aussi le journal créatif. Celui où les découpages, les collages et les illustrations s’invitent et enrichissent les pages. J’ai initialement étudié l’histoire de l’art et je suis convaincue que les images racontent aussi des histoires. On s’exprime avec les mots, mais parfois pour dire certaines choses, enfouies ou cachées, il faut ruser, il faut lâcher prise, laisser aller, et s’aider des images fonctionne bien. En redécouvrant l’été dernier mais vieux journaux, j’étais surprise de voir que j’avais rapidement ajouté du visuel en plus du textuel.
Encore aujourd’hui, j’ai un journal avec surtout de l’écriture, mais aussi un autre journal mêlant écriture et visuel. Je dois faire partie des premières inscrites au studio « Happy creativity » de l’art-thérapeute Jeanne Poittevin. Au quotidien j’expérimente sur moi l’art journal et le journaling.
Bullet journal, journal de gratitude, journal de bord, junk journal, shadow journal, journal des rêves, journal émotionnel, carnet de voyage, … La galaxie des journaux est presque infinie, elle s'adapte à chaque recoin de notre vie intérieure. Il y en a sûrement un qui répondra à vos besoins.
Quand j’ai traversé des périodes compliquées dans ma vie, l’écriture a été salvatrice. J’ai été accompagné par des psychologues qui m’ont permis d’expérimenter des exercices comme l’écriture de lettres et l’arbre de vie. J’ai été très impressionnée par la puissance et les révélations qui émanent de ces exercices.
L’écriture m’a aussi permis de dépasser ma phobie de la conduite automobile. Je vous raconte cela dans cet article.



L’écriture permet de prendre de la distance, ce qui amène à l’autoanalyse de ses émotions, mais aussi poser des mots sur l’indicible, ouvre un chemin pour avancer mieux et plus loin, pour se relever.
Dans son livre « Les Bienfaits de l’écriture, les bienfaits des mots », Nayla Chidiac entreprend de lister les bienfaits de l’écriture, et la liste est longue. L’écriture sert à fixer ses idées, s’organiser, méditer et apaiser, interroger le présent, aiguiser ses capacités de penser, taire la douleur sans l’étouffer, chavirer, s’émouvoir et rire, créer une boussole, penser et rassembler ce qui est épars, combler le vide ou calmer le désespoir de manière élaborée et non compulsive, entretenir le désir, calmer l’impatience, être actif et non passif, laisser jaillir son intuition, réconcilier les contraires, habiter l’absence, inventer un Soi, regarder son âme traverser le temps, tisser, greffer et vivre.
Elle ajoute un peu plus loin que : « Raconter des histoires, en écrire, en lire, peut servir d’enseignement, de transmission de souvenirs, de création. Les mots nous permettent de nous situer dans l’espace et le temps et nous ancrent dans une réalité certaine. »
L’écriture thérapeutique peut être un outil puissant pour la guérison émotionnelle, la croissance personnelle et le développement de la résilience. En mettant nos pensées par écrit, nous les extériorisons et les transformons, et nous pouvons ainsi mieux les comprendre et les accepter. L’écriture est un outil pour explorer ses émotions, ses pensées et ses expériences. Un outil qui encourage l’introspection, la réflexion et la découverte de soi. En mettant des mots sur ce que l’on ressent et en extériorisant ses émotions, on comprend mieux nos propres mécanismes, on gère mieux ses émotions difficiles et son stress. On exprime et on se libère d’émotions refoulées. On réfléchit et on analyse nos expériences, ce qui aide à réorganiser les pensées. On acquiert une meilleure connaissance de soi et on améliore nos relations avec les autres.
J’ai beaucoup lu sur le sujet et je me suis formée à l’écriture thérapeutique (qu’on appelle aussi écriture expressive) et à l’approche narrative.
Sans oublier mon activité de biographe professionnelle. Je suis formée pour vous guider, vous écouter, pour recueillir vos épreuves de vie et vos émotions, et les traduire en mots.
L’écriture et la mémoire, l’écriture et l’identité, j’ai envie de vous proposer une Bibliothérapie Narrative pour vous aider à réécrire votre propre récit. Des séances pour parler de soi, explorer des émotions, stimuler sa créativité, ouvrir un dialogue, éclairer une histoire de vie, faire émerger une mémoire ou une émotion enfouie.
Je trouve que l’acte d’écrire peut aussi être une forme de méditation active qui favorise la relaxation et réduit le stress.
Je pratique la calligraphie japonaise et le sumi-e. Je suis une amoureuse du Japon, notamment le Japon traditionnel. Je suis revenue d’un énième voyage au Pays du Soleil levant, apaisée par l’écriture de sutra au pinceau, la méditation zazen, l’immersion dans des jardins et des temples magnifiques. J’ai aussi envie de vous partager cela, si bien sûr cela répond à vos attentes et besoins.

Les séances que j’imagine sont un espace sûr et encourageant, dans la confidentialité et le non-jugement. Je propose une approche personnalisée, adaptée à chacun et à ses besoins spécifiques, dans une posture douce et bienveillante, pour vous permettre de vous exprimer librement et pour se sentir libre d’explorer son monde intérieur.
En revanche, je vous mets en garde sur un point : les traumatismes nécessitent un accompagnement adapté. Consultez un professionnel de santé, si c’est le cas. Je ne suis pas psychologue, ni psychothérapeute et je ne cherche pas à me faire passer pour ce que je ne suis pas. Je sais que mon intitulé d’infirmière littéraire peut induire en erreur des personnes qui ne prendraient pas le temps de lire : je répète que je ne suis pas infirmière diplômée d’État. N’hésitez pas à retourner lire la page Qui suis-je ?
Une consultation avec l’infirmière littéraire, c’est d’abord un rendez-vous affinité, gratuit et sans engagement, pour faire le point ensemble et décider si je peux répondre à vos attentes et si le feeling passe entre nous.
Les consultations suivantes seront au tarif de 70€, en visio ou à Nantes, pour une heure absolument personnalisée.
Je piocherais dans ma boîte à outils, qui se compose de la bibliothérapie créative, lecture choisie, écriture manuscrite (avec et/ou sur différents matériaux), collage, caviardage, journal, lettres, poésie, biographie.
Vous aimez écrire et vous voulez prendre soin de vous avec des livres, l’écriture et la lecture ?
Vous voulez témoigner, raconter votre histoire, exprimer vos émotions, stimuler votre créativité, ouvrir un dialogue, éclairer une histoire de vie, faire émerger un nouveau récit de vie ?
Prenez rendez-vous avec l’infirmière littéraire.


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