Écrire les transitions de vie
La vie n’est pas un long fleuve tranquille, jusque-là je ne vous apprends rien. Eh oui, parfois il y a des surprises, du changement, du mouvement, voire du chambardement ou des révolutions. Ces changements ne se font pas du jour au lendemain. On traverse donc, aussi, des moments de transition. Actuellement, j’en traverse une.
Hier je travaillais sur la biographie d’une narratrice. Je réécoutais l’enregistrement audio de notre précédent entretien, et elle racontait avec entrain un épisode de son histoire. Un moment plein d’ébullition, sur fond de contestation. Mais sur le moment, elle n’avait aucune idée de comment cela allait se terminer. Quand c’est fini, quand on regarde dans le rétroviseur de la vie, on raconte l’épisode différemment que lorsqu’on est en plein dedans. Prendre le temps de raconter, quand c’est terminé, c’est bien. On fait le bilan (et là j’ai la chanson des Neg’marrons en tête !).
Je pense qu’il est bénéfique et important d’écrire aussi lorsqu’on est en pleine transition. Ce n’est pas la même écriture. Ce sont davantage des notes, un brouillon sur lequel on reviendra peut-être, ou pas. Alors j’écris et je date le texte. C’est écrit juste pour moi. Et peut-être que plus tard je prendrais le temps de l’écrire pour qu’il soit lu par d’autres.
Écrire dans ces moments de transition peut être un vrai soutien. Sans passer son temps à écrire et à s’auto-examiner, c’est s’autoriser un moment où on appuie sur le bouton « pause ». On se demande comment on va, comment on ressent les choses, comment ça résonne dans notre corps et dans notre cœur. On choisit des mots, on les écrit. On prend un peu de distance. Ça aide à y voir plus clair. Un bilan en cours d’étape. On reprend sa respiration et on repart. On peut déposer quelque chose et se sentir un peu plus légère pour avancer. En tout cas, moi c’est comme ça que je vois les choses et écrire me fait du bien. Comme une conversation avec quelqu’un qui me veut du bien.
Et pourquoi pas, une fois le texte écrit, dessiner sur le côté, dans les marges. Avec de la couleur, entourer des mots forts, des mots qui sonnent (et là j’ai la chanson de Jenifer en tête). Pourquoi pas découper et coller un ou deux bouts de papier qui nous parle. Recopier une citation inspirante. L’air de rien, on bascule dans le journaling ou la bibliothérapie.
Si vous avez besoin d’être accompagné·e dans ces moments, je propose des séances de bibliothérapie narrative®. Pour en savoir plus, découvrez (ou redécouvrez) cette page sur le sujet.
Céline Minair
Je suis infirmière littéraire : littéraire créative, complice de vos écrits autobiographiques (biographe passionnée, membre de Biographicus), pour prendre soin de son histoire avec la bibliothérapie narrative, pour tenir un Bar à souvenirs, pour animer des ateliers d’écriture et des team building littéraires et créatifs.
L'écriture pour tous : particuliers, professionnels, collectivités, scolaires, gauchers, droitiers et ambidextres.
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